Agathe Ramirez

Lorsque l'on visite une âme on n'en sort jamais tout à fait pareil.

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Wed Feb 10 15:13:00 2010

Doux comme une merde.

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On sait bien que tu es doux comme une merde. Dans tes chansons tu hurles sans pudeur ni sentiments. Tu cries les mots des autres. Mais quelle belle histoire racontez-vous ? Accord de guitare, tambourin. Et les coeurs chavirent lorsque s'approche le grand méchant loup. Mais je sais bien que tu es doux comme une merde. Prends la voix du fantasme, fais-les transpirer. Mais quelle belle histoire leur racontes-tu pour qu'elles s'écroulent à genoux ? De la bergerie, le loup est sorti. Il hurle à la pleine lune qu'il a croisée une fille différente. Les yeux trempées, le visage symétrique, les lèvres figées et le tempérament électrique. Est-ce moi ? Est-ce elle ? Mais quel menteur tu es. Ne me mange pas. Je sais bien que tu es doux comme une merde. Je connais le refrain, tu es inaccessible, elle est blessante. Le corps tranchant, elle t'a tué sur place. Mais comment as-tu pu supposer que je te croirai. Je ne t'aime pas. J'aime l'homme sur les photographies. Douce et aimable provocation ? Je ne fais qu'aimer ce que tu racontes et ce que tu racontes n'existe pas. Histoires de vodka et d'amours atrophiés. Nous n'y croyons plus. Elle meurt dans tes bras pendant que ton coeur s'envoie en l'air avec une autre. Tu veux hurler ? Hurles mon prénom. Je danserai alors. Tu es doux comme une merde.

Mon Feb 8 21:46:00 2010

Aliénation ou chagrin.

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Tu n'as que ta vanité. Ton arrogance. Ton sang et ton coeur. Tu ne possèdes rien d'autre. Enlève chaque chose qui t'appartient. Enlève tes vêtements, débarrasse-toi de tout ce qui est matériel. Imagine que personne ne t'aurait enseigné, que personne ne t'aurait aimé, Débarasse toi de tout ce qui est sentiment. Imagine que personne ne t'aurait arrangé. Même ton sourire a été recréé. Penses-tu alors être toujours supérieur à moi ? Ton coeur peut s'arrêter à tout moment. Ne fait pas le fier, ton fric c'est du papier qui brûle. Ton âme se consume.

Thu Feb 4 19:47:00 2010

Saint-Valentin 1973


The beauty on infinity ytinifni

J'aurais aimé être un tableau de soie de Warhol, accroché au mur ou le petit Joe ou peut-être Lou. J'aurais aimé être tous ceux-là. Tous les coeurs brisés et tous les secrets de New-York auraient été miens. Je t'aurais mise au générique d'un film. Et cela aurait été tout simplement parfait.

Ian pour Déborah.

Mon Feb 1 20:17:00 2010

Pensées d'une solitaire

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01.02 : " Il animait sa radio. Moi je le voyais solitaire, la nuit allongé avec sa clope, écoutant de tout ou presque. Oui je l'imaginais l'esprit fumigène qui aurait bâti son nuage. Je ne sais rien de lui. Dix-sept ans ne suffisent pas. Pourtant j'étais sa préféré. Putain ton nuage à interêt d'être grand. Bientôt je te rejoins au ciel. Ah, connerie. Dad, tout comme toi je n'y crois pas. Mais en toi, oui. "

" Elle n'arrive pas à apprendre le verbe être. " " Je la comprends. "

" Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même. Aussi qui ne la voit, excepté de jeunes gens qui sont tous dans le bruit, dans le divertissement et dans la pensée de l'avenir. Mais ôtez leur divertissement vous les verrez se sécher d'ennui. Ils sentent alors leur néant sans le connaître, car c'est bien être malheureux que d'être dans une tristesse insupportable, aussitôt qu'on est réduit à se considérer, et à n'en être point diverti. " Pascal, Pensées

" Y'a la guerre des étoiles ce soir. T'es pas là. Quand j'étais encore une enfant j'aimais regarder tout le dimanche star wars avec toi. Je n'aimais pas la science fiction. Je n'aime toujours pas. Il serait temps que je m'y mette. Tenter de discuter avec tes bouquins, tes dessins, tes films, qu'ils me parlent un peu de toi. Ce soir il y a la guerre des étoiles. Reste en paix là-haut. Ne t'en fais pas pour moi. Par contre hurle à la Terre de se calmer. J'ai du mal à vivre. "

" Tout le monde s'en fou. C'est ça la plus grande des vérités. Que tu pleures, que tu cries. Que tu fasses du bruit ou que tu regardes l'échographie d'un futur né. Que tu craches tes poumons ou ton coeur. Tout le monde s'en fou. Mise à part la bonne conscience, et celle-ci c'est bien la plus salope. "

Photo : En attendant.

Wed Jan 27 17:07:00 2010

Hors d'atteinte

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J'ai toujours pensé que pour devenir un véritable artiste il fallait avoir l'âme torturée. Qu'il fallait avoir vécu un drame pour pouvoir parler de vérité. Pas seulement pour connaître de près la souffrance mais pour survivre et non pas vivre. Ressentir, plus fort que les autres, la vie. J'ai toujours su que si je voulais devenir quelqu'un il fallait que je sois une battante, et pour devenir une battante il fallait que la vie me fasse traverser des flammes. Pourtant ma vie était belle et on ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. Aujourd'hui je suis la femme torturée dont je rêvais secrètement. Pourtant c'est la première fois que je n'arrive pas à parler sur un air de mélancolie. J'entends les balles mais les mots sont trop faibles pour les gens torturés, pour les gens hors du monde. Il ne suffit plus de parler de décadence et d'illuminations. Je ne peux plus mentir. Je suis un être sincère, oui, je suis un être atroce. Mes mains tremblent.

Suis-je donc quelqu'un ?

Tue Jan 26 19:43:00 2010

Pensées d'hiver

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26.01 « Son enfant est née le 22 décembre. Ma muse est née le 22 décembre, l'invention de l'inhumanité me la volé deux mois avant de faire son voeux. Une mort pour une vie ? Prenez-soin de cette putain d'enfant. »
« J'ai couru pour échapper à la réalité, j'ai cru que j'allais décoler jusqu'au moment ou j'ai suffoqué. Mes poumons, dure réalité. Une cigarette ? On s'en fou, demain je ne serai que cendres. »
« Elle avait décidé de me faire sentir sa force. Elle m'offrait les insomnies pour me faire sentir, dans le silence des nuits noires, son ultime puissance. Penser à ceux qui n'ont pas pu s'y accrocher, ceux qu'elles a laché. Oui la vie avait décidé d'allonger mes prières d'un tiers. Alors de ces nuits je leur dédiais m...es écrits. Personne autour de moi, tellement d'âmes en moi. Je ne suis qu'extrêmes et vide. »
« Il n'y avait que lui. Ses paroles. Sa prétention, sa sincérité et son éloquence m'aurait sauvé. Même ceci était un mensonge. »
« Je ne l'aime pas. J'ai dis à tout le monde que je ne l'aimais pas. Je ne parle pas d'amour. De reconnaissance. J'ai dis qu'il était con. Peut-être. J'aime ce qu'il fait, c'est un secret. J'ai besoin d'un cas extrême comme lui. Sauter d'un avion, elle m'a donné envie. »
« Encore un verre de vin. »

24.01 « Le titre. Il doit à la fois tout dire et ne rien dévoiler. Il doit créer un impact avec le monde humain, attiré la foule entre ses pages. Il doit être une barrière entre la réalité et l'imperceptible. Il doit dépasser le cliché et l'impersonnalité. Il doit être si personnel, que chaque personne qui le lit voudrait l'avoir inventé. Il doit être une preuve du détachement avec le monde et une preuve d'amour pour ceux pour qui il a été inventé. Ce titre doit être l'écho de ce que vous ressentez. Un titre, ce n'est pas rien. C'est une part de vous
« Dans le fauteuil rouge à côté de moi. Tu étais assise à côté de moi. Je n'ai pensé qu'à mes frissons. Je t'ai emmené là-bas, mais qu'en pensais-tu de tout ça? As-tu aimé ? Ma belle muette, je n'ai pensé qu'à moi. Quelles sont tes passions ? Je t'aime à en crever, je crève. Muette, je suis laide. Je ne sais rien de toi, de toi, de TOI. Tu n'es plus à côté de moi, je me meurs tout bas. Tout est rouge. Dessine l'arc-en-ciel. »


17.01 « Quel cadeau, de loin le plus rarissime. Vous m'offrez le soleil. Ses rayons me percent jusqu'à l'abîme. »

27.01 « Personne ne vois. Pas seulement toi. Personne ne vois. Et il faudrait une personne, uniquement une personne, pour que ce personne devienne quelqu'un. »

Sat Jan 9 19:22:00 2010

L'odyssée de décembre

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Il y a de ces histoires que nous ne racontons point. De ces histoires qui nous retournent le bide. Il y a de ces histoires que nous racontons à tout le monde. L'étranger du passage, le confident du siècle. De ces histoires qui donnent le sourire aux lèvres. On y croyait plus. Putain le rire on l'avait pas entendu. Un bout de temps.

Si un jour, madame, vous allez à Lyon n'y rester pas longtemps. Vous risqueriez de vous y perdre dans les sentiments. On vous mets tout d'abord Cappricio n°5 en fond sonore. On vous fait ensuite boire du vin chaud, pour commencer, dans les douceurs du coucher de soleil pour qu'enfindans votre gorge coule les alcools forts lorsque la pleine lune apparaît et que les loups sortent. Vous riez dans la nuit noire et pleurez à la frontière de l'aube. Si vous crachez votre coeur sur des draps gris c'est qu'il est temps de partir.

Photographie et texte : Agathe Ramirez
Modèle : Capucine Richard